Intox de ouf: Instagramozor, ce virus aux millions de victimes

Facebook semble être de moins en moins apprécié chez les d’jeun’s à cause des « fake news » en tout genre, alors les plus accros aux réseaux sociaux semblent se tourner vers Instagram car moins de « blah blah » mais plus de « Wouah » !

Imaginez que vous vous réveillez le matin puis en buvant votre café latte sans lactose, vous scrollez fluidement l’écran de votre téléphone en absorbant tranquillement votre dose de photos superflues, ces dernières vous procurant une nouveauté visuelle quotidienne. What else ?

Mise en situation :
– Pas de bonjour, pas de bisous maman ? demande le petit Kév’.
– Non, tais-toi et scroll. Je like, là !

Il arrive donc que pour le bonheur de nos mirettes, de talentueux artistes arrivent à déclencher avec brio, des tsunamis d’admiration se concrétisant par des milliers, que dis-je, des millions de likes et de followers aux pouces généreux.

Avec un côté « Do it yourself », on peut souligner le fait que les instagramers sont maîtres de leurs profils, et qu’être est aussi important que paraître. Ils ne sont pas Punk pour autant surtout quand on voit le manque d’imagination se traduisant par un #selfie actuellement publié 382 020 178 fois. Cela fait donc un sacré paquet de personnes qui ne regardent pas ce qui se passe autour d’elles, sans compter les récidivistes aux lèvres botoxées. Étonnant, dans ce monde plein de #positivevibes (publié 33 384 491 fois) où malheureusement le téléphone est un facteur d’accident chez les piétons.

Un peu plus tard en rentrant chez vous, vous avez percuté des hordes de zombies qui sont accrochés à leurs smartphones. #boxing, 18 228 570 publications.
Puis une fois au lit, l’application vous fait veiller 50 minutes de plus alors que vous êtes crevé. #idiocracy, avec seulement 44 299 publications.
Vos yeux piquent, vos doigts sortis de la couette sont froids mais pour vous rassurer, vous vous dites que cette application n’a pas que des mauvais côtés et que l’on peut le constater lorsque des artistes comme Nick denBoer ou encore Ondrej Zunka font des vidéos basées sur des délires assez WTF dans toute leur splendeur. C’est beau le progrès !

Pour rester à la page (sur un iPad…) ou disons en forme, vous vous abonnez aux comptes des dessinateurs de presse français comme Éric Salch (pour Charlie Hebdo) doté d’un humour qui arrache autant qu’une poire distillée il y a une semaine ou Terreur Graphique « Le papa à Sasha », qui dessine également « ces gens-là » (tellement bien !) pour Libération.
Et vous avez bien raison !

Oui, scroller sur Insta fait perdre du temps mais en ironisant on peut aussi y trouver un côté sain voire curatif en lisant mes conseils santé:

  • Ne passez surtout pas à côté du #foodporn si vous avez tendance à trop manger en ce moment car avec ces merveilleuses photos de gras qui dégoulinent le diabète type 1 et qui suintent le cholestérol, sachez par avance que l’effet « besoin de rien, envie de vomir » est garanti ! Donc vous perdez vos kilos superflus.
  • Hélas le #cigarette ne donne pas envie d’arrêter de fumer, il ne dégoute pas vraiment non plus et la déception est au plus bas quant au #pipe … Donc vous fumez une clope après l’amour, c’est tellement vintage !
  • Enfin, oubliez les #sex #drogue #rocknroll ou autres synonymes en mal d’amour, vous risqueriez de finir épileptique. #iancurtis (qui depuis l’au-delà a aussi un compte Insta).
  • Alimentez votre frustration suspendue à l’envie de voyager, en matant des photos #beach ou encore #sea mais pas avec #fukushima. Donc, vous évitez le cancer de la peau et un 3e œil qui pousse sur le front de votre petit Kév’. Merci qui ?!!!