Carpe Diem, amour, spleen et tatouage, de Timothée Ostermann

Après une rupture amoureuse, Timothée décide de se débarrasser de sa peine et de son désespoir en se faisant tatouer pour la première fois de sa vie. Il se tourne vers ses amis dans la banlieue de Metz où ils partiront ensuite à un salon de tatouage situé à Carling. Tim est entre de bonnes mains grâce Pierre-Emmanuel et Ophélie qui vont l’initier et le conseiller sur le choix de son tatouage. Un voyage vers la guérison.

Carpe Diem, amour, spleen & tatouage. Timothée Ostermann. Éd. fluide Glacial

Les clients et les tatoueurs tatoués de la tête aux pieds ont toujours des choses à raconter, des pages à tourner et des blessures à soigner. Peu importe la cause, le tatouage est pour beaucoup un remède miracle permettant une renaissance qui ne se fait qu’avec le dialogue et les bons conseils avisés des professionnels.
En somme c’est comme aller chez le coiffeur pour changer de coupe mais avec l’espresso et le Figaro Madame en moins (Pas plus mal, en fait).
Ah…si l’amour n’existait pas, il faudrait l’inventer.

L’histoire montre à quel point une rupture amoureuse peut vite donner à quelqu’un l’envie de se relever face à l’échec et de se battre du mieux que l’on peut pour gagner le droit à la reconstruction de soi-même et enfin savourer la victoire bien méritée. Pour cela le chemin est long, l’auteur le montre très bien et surtout avec toute sa meilleure capacité à narrer et à magnifier un scénario personnel en se prêtant un côté attachant et courageux, c’est touchant.

Amour, spleen et tatouages s’illustrent ici par d’élégantes symboliques classiques et bien cadrées. Quant au plaisir des yeux, il est bel est bien présent sur l’ensemble de l’album, notamment sur les splendides doubles pages. L’effet de surprise gagnera, je l’espère, pas mal de lecteurs.

Autant dire que j’attends avec impatience son prochain album, peu importe l’éditeur, peu importe le sujet abordé !