bulge, le magazine du paquet de Philippe pochep

Depuis le confinement, un regain de lucidité vous a envahi. Alors vous avez posé vos yeux sur votre bibliothèque et vous avez remarqué le manque d’éclat qui s’y était installé et que la morosité prenait trop de place sur votre canapé ?! Ne vous inquiétez pas, Philippe Pochep a ce qu’il vous faut !

Bulge, le magazine du paquet, a été créé par le talentueux Philippe Pochep.
Ces 50 pages contiennent de la bande-dessinée et des illustrations réalisées par un casting de 39 auteurs et autrices et en plus de ça, il envoie généreusement du beau slip bien garni à tout va. Il s’agit donc d’une petite merveille qu’il faut impérativement avoir dans sa bibliothèque, vous allez comprendre pourquoi.

Si on en reste juste au sens premier du mot, « bulge », le « paquet » en français, c’est d’abord le renflement créé par le sexe masculin à travers un jean, un jogging, un short, un boxer, bref à travers un vêtement.
Mais, dans l’esprit, c’est bien plus que cela. C’est un objet érotique (dans le cas où on est sensible à cela, bien entendu). Ce n’est pas forcément lié à son ampleur, juste à la supposition, à l’imaginaire. Un préliminaire réservé à l’oeil. Pochep

R.P. – Philippe, c’est vous seul qui vous êtes occupé du projet et qui avez contacté tous les dessinateurs ?

Pochep. – Oui. bulge au départ n’existait qu’à travers quelques fausses couvertures que je faisais apparaître dans certains de mes albums. La tentation est devenue alors trop grande d’en faire un vrai numéro. J’ai fait appel à mon entourage d’auteurs.trices qui a généreusement joué le jeu en dessinant des modèles.
J’ai rajouté, de mon côté, des pages de BD. C’est comme ça que le premier numéro est né.

R.P. Qu’est-ce que le Bulge, comment vous le décririez ?

Pochep. – Bulge c’est la réalisation d’une parodie d’un magazine homo-érotique qui n’existait que virtuellement dans certaines de mes BD (ex : New York 1979, Éd. Fluide Glacial)

R.P. – Si c’est un magazine, j’imagine qu’il y aura un numéro suivant ?

Pochep. – Magazine… pas vraiment. C’est ainsi qu’il était appelé sur les fausses couvertures parodiques, donc j’ai conservé son nom.
J’ai tout de même prévu 3 numéros. Après, Bulge s’en ira.

R.P. Vous êtiez passé par un crowdfunding ?

Pochep. – Je ne suis pas passé par le crowndfunding.
Je ne sais pas encore comment œuvrer pour le second numéro…

R.P. – À combien d’exemplaires le premier numéro a t-il été tiré ?

Pochep. – C’est de l’auto-édition. Voulant associer la qualité de fabrication à mes moyens financiers, j’ai pu en faire imprimer 350.

R.P. Vous vous occupez sûrement de la distribution ?

Pochep. – Pour la distribution, je m’organise avec les libraires qui me contactent. La difficulté étant de leur faire parvenir des exemplaires sans passer par la poste. J’ose passer par la gentillesse de certains qui, en voiture ou en train, lors d’un trajet régulier, transportent dans leurs bagages des exemplaires.
Tout cela reste modeste et à un niveau que je peux techniquement supporter. Au delà, c’est autre chose, ça ne m’amuserait plus.
Avec quelques emplacements actuels en librairie et les ventes en ligne, ça me permet de rembourser l’impression. C’est l’objectif que je m’étais fixé.
Si il m’en reste lors des prochains festivals que je serai amené à faire, oui pourquoi pas.

R.P. – Est-ce que le confinement va retarder la production des prochains numéros ou vous aviez prévu la sortie dans les prochains mois ?

Pochep. – À priori non car il n’y a pas de calendrier à suivre. Le projet du second numéro ne sera pas lancé avant cet été. Le Bulge c’est avant tout le plaisir de travailler avec les auteurs dont j’aime le travail. La réalisation se fait au rythme de chacun.

En attendant de recevoir le Bulge, rien ne vous empêche de vous abonner au Fluide glacial si vous aimez l’Umour et la Bandessinée. Il a fêté ses 45 ans le 1er avril et à cette occasion une campagne d’abonnements menant à de superbes contributions vous est proposée, ça se passe juste là : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/fluide